La graphothérapie existe depuis les années 1960 grâce à Julian de Ajuriaguerra qui développa, avec René Diatkine et Marianne Strauss, une consultation pour des enfants avec une difficulté de l’écriture dans le service de la psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent de l'hôpital Sainte-Anne à Paris.
Aujourd’hui, le graphothérapeute est un rééducateur de l’écriture qui a suivi une formation spécifique pour accompagner les personnes de façon ludique. La rééducation est individuelle et personnalisée.
La graphothérapie vise à rééduquer le geste graphique pour aider les enfants, les adolescents, les adultes à acquérir ou à rétablir une écriture fonctionnelle, c’est-à-dire lisible et automatisée.
Les difficultés d’écriture retentissent de manière importante sur le mouvement cursif, la conduite du trait, les espacements entre les lettres et les mots. Elles provoquent des malformations de lettres, de mauvaises liaisons, un tracé du trait de mauvaise qualité et souvent une mise en page brouillonne. Elles atteignent l’écriture dans son aisance, sa rapidité, sa lisibilité. On parle de difficultés de l’écriture quand celle-ci est trop lente, illisible avec parfois des douleurs dans la main, le poignet ou le bras.
La graphothérapie restitue à l’écriture sa première mission : la communication